Illustration — Backyard Ultra : le format qui pousse les coureurs jusqu'à leurs limites, avec Xuâne Nguyen
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Backyard Ultra : le format qui pousse les coureurs jusqu'à leurs limites, avec Xuâne Nguyen

Backyard Ultra : le format qui pousse les coureurs jusqu'à leurs limites, avec Xuâne Nguyen

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Xuâne Nguyen

Il y en a toujours un qui arrive à finir devant moi, donc moi. Il faut savoir que généralement, on a un assistant sur ce type de course, mais moi, je ne le savais pas quand je suis arrivé. Déjà, je suis arrivé avec mon transat et ma glacière, comme si j'allais à la piscine presque, je dirais. J'ai découvert un univers qui m'a assez fasciné dès ma première backyard.

Romain Adam

Je crois que c'est l'équivalent d'un Lyon-Marseille.

Xuâne Nguyen

C'est un peu plus de 11 marathons si on additionnait plusieurs marathons, donc ça fait une bonne distance.

Maéva Bonfils

Et après, du coup, ça s'arrête ?

Xuâne Nguyen

Quand on n'en peut plus.

Maéva Bonfils

Courir 5 km, ok. Un marathon, pourquoi pas. Un ultra, déjà un petit peu plus costaud. Mais courir pendant 66 heures, faire 443 km avec presque pas de sommeil, là on entre dans une autre dimension. Aujourd'hui, dans cet épisode de BPM, on parle d'un format qui intrigue, qui fascine et parfois qui fait un petit peu peur, la backyard et spécifiquement la backyard ultra. Et on a un invité parfait pour ça, Xuâne Nguyen. ambassadeur RunMotionCoach, récemment deuxième de la backyard ultra des Barjots avec 66 tours, donc 66 heures d'efforts, 443 kilomètres parcourus et plus de 3500 mètres de dénivelé positif. Et surtout, Xuann est quasiment sélectionné en équipe de France pour les championnats du monde de la backyard ultra en octobre prochain. Salut Xuâne, comment ça va ?

Xuâne Nguyen

Salut, ça va et toi ?

Maéva Bonfils

Ça va super. Et du coup, à mes côtés, il y en aura aussi Romain Adam, cofondateur de RunMotionCoach, qui va pouvoir poser aussi toutes les questions. Avec Xuâne, Romain, comment ça va ?

Romain Adam

Très bien, merci Xuâne d'avoir répondu présent, on est très heureux de t'accueillir, parce que ce que tu fais c'est vraiment fou, je crois que la distance réajulisée, je crois que c'est l'équivalent d'un Lyon-Marseille, donc on se rend compte que c'est vraiment impressionnant, et donc on n'avait pas un meilleur invité que toi pour parler de ce format backyard.

Xuâne Nguyen

Écoute, merci Romain, effectivement ça fait une belle distance, c'est un peu plus de 11 marathons si on additionnait plusieurs marathons, donc ça fait une belle distance.

Maéva Bonfils

On est d'accord. Déjà je pense que... On devrait commencer par la première question, c'est comment on se sent quand on a couru 66 heures ?

Xuâne Nguyen

Déjà, il y a la satisfaction d'y être arrivé, d'avoir pu faire cette performance. Et après, on se switch, enfin moi en tout cas, rapidement sur récupération. Donc sommeil, s'alimenter pour récupérer rapidement parce qu'on n'est pas professionnel entre guillemets. On reprend vite les habitudes normales, le travail. et puis aussi pouvoir repartir sur un nouveau cycle donc ouais beaucoup de satisfaction penser à la récupération et puis aussi profiter un petit peu du fait de pouvoir se relâcher après cet effort parce que il y a l'effort de ces 4 jours sur place mais il y a aussi les mois de préparation avant qui sont assez intenses et je dirais tout ça ça s'arrête à ce moment là et voilà il faut et savourer et aussi se dire derrière ça il va falloir partir sur sur autre chose.

Romain Adam

Et comment ça se passe le lendemain ? Tu as des courbatures ? Tu es fatigué ? Une fatigue générale ? Comment ça se passe ?

Xuâne Nguyen

Ouais, ouais, donc il y a une fatigue assez générale physique et mentale aussi quand même. Après moi, j'arrive quand même assez rapidement à switcher mentalement. Dès le lendemain, j'ai repris le travail et voilà, j'étais focus là-dessus. Et physiquement, je m'étais arrêté parce que j'ai un problème musculaire. Donc au niveau de ce muscle-là, Et... Au niveau de l'esquio gauche, ça tirait. Pour le reste, j'ai assez bien récupéré déjà dès le lendemain. Je dirais que si je n'avais pas eu ce problème d'esquio, peut-être pas le lendemain, mais presque sur le lendemain, j'aurais déjà pu faire un petit footing.

Maéva Bonfils

Donc en fait, ton corps est vraiment habitué pour cet effort.

Xuâne Nguyen

Oui, exactement. Après, c'est vrai que depuis que je cours, j'ai toujours voulu récupérer vite. Mon but, c'est toujours, quand je suis dans une compétition, quasiment de pouvoir recourir le lendemain. Ce n'était pas possible, mais j'essaye de faire ça. Ça fait partie de ma philosophie de course à pied.

Maéva Bonfils

On va peut-être aussi pouvoir commencer par définir un petit peu, expliquer l'histoire de la backyard et définir un petit peu ce que c'est. Je ne sais pas si Romain, tu as la définition, si on laisse Yohann.

Romain Adam

Je peux peut-être expliquer un petit peu le format. Tu l'expliqueras peut-être mieux que moi, en tout cas d'un point de vue participant. Bien sûr. Mais de façon générale, c'est en fait un tour de 6,7 km à enchaîner toutes les heures. On a à chaque fois une heure pour reprendre le départ et terminer cette boucle. Donc quelqu'un qui fait la boucle de 6,7 km en 50 minutes, il aura 10 minutes pour se reposer et donc après pour repartir pour l'heure suivante. Et donc ça, il y a le compteur qui tourne, le nombre de tours qui tournent et donc il faut essayer d'additionner le plus de tours possible. Et je crois que le calcul tombe bien. En fait, il est découpé parce que sur un format 24 heures, tu fais 100 miles, donc en gros 160 km. C'est un vrai effort et c'est quelque chose qui permet de faire une grande distance. Et puis, ce format-là, il y a une part très importante de stratégie, je pense, et on va en parler ensemble.

Maéva Bonfils

Et après, du coup, ça s'arrête quand ?

Xuâne Nguyen

Quand on n'en peut plus. Après, il y a différentes choses qui font qu'on arrête. C'est la fatigue. On n'a pas assez de sommeil, fatigue. après ça peut... Musculaire, comme moi, c'est souvent ça, je dirais. La fatigue mentale aussi, il y en a. En fait, ils en ont marre de tourner. Et au bout d'un moment, mentalement, ils n'en peuvent plus. Ils arrêtent. Donc voilà, il y a plusieurs raisons. Mais voilà, on arrête quand on n'en peut plus à un de ces niveaux-là, en fait.

Maéva Bonfils

Et la course est officiellement terminée ?

Xuâne Nguyen

Officiellement terminée quand il ne reste plus qu'un. Donc en fait, au moment où il ne reste plus que deux, je dirais, s'il y en a un des deux qui arrête, le dernier doit faire un dernier tour pour finir premier. Si deux sont dans le même tour, dans ce cas-là, c'est le temps global du nombre de tours qui compte. Mais ça arrive rarement. Souvent, il y en a un qui fait un tour de plus que l'autre.

Romain Adam

Et donc, la particularité, c'est qu'il y a un finisher et tous les autres sont des non-finishers, c'est ça ?

Xuâne Nguyen

Alors, il y a un finisher. Le deuxième, il a le titre honorifique d'assist du vainqueur. C'est lui qui l'a assisté jusqu'à la fin, on va dire, au moins un tour. Et après, effectivement, tous les autres sont des NF. Dites not finish. Effectivement. C'est vrai que sur une course normale, souvent, le premier but, c'est de finir, d'être finisher. Sur ce format-là, on ne peut pas avoir ça comme objectif parce qu'il n'y en a qu'un seul. Donc, si c'est l'objectif, c'est compliqué.

Romain Adam

Aucune honte à ne pas finir la backyard, du coup.

Xuâne Nguyen

Non, non. On le sait d'avance que le format est comme ça et donc l'objectif, il doit être ailleurs que d'être finisher sur ces courses-là. Sauf pour certains qui savent qu'ils pourront très certainement aller au bout, mais il n'y en aura qu'un dans tous les cas.

Maéva Bonfils

Et moi, j'ai une petite question pour toi. À quel moment tu t'es dit, tiens, je vais aller sur ce type de format ?

Xuâne Nguyen

Alors, ce n'était pas du tout mon truc. Je me disais, en fait, la backyard de Monteuil qui est organisée par un ami. Et voilà, il m'a invité à aller participer à cette backyard. Je suis allé pour voir, je dirais, parce que ce n'était pas... Donc franchement, ça ne me tentait pas trop. Et voilà, j'ai découvert un univers qui m'a assez fasciné dès ma première backyard et que j'ai voulu creuser par la suite et en faire d'autres.

Maéva Bonfils

Mais tu ne t'étais pas fixé d'objectif de dire, tiens, je vais courir X kilomètres pour ma première backyard, où on en a beaucoup qui se disent, tiens, comme tu disais…

Romain Adam

100 kilomètres, par exemple.

Maéva Bonfils

Exactement, exactement.

Xuâne Nguyen

En fait, je ne savais pas du tout où j'allais. Donc déjà, je suis arrivé avec mon transat et ma glacière. Parce que je pensais que c'était comme si j'allais à la piscine presque. On partait le vendredi matin à 10h à ma première backyard. Et en fait, j'avais prévu avec ma famille, il y avait le parc Spirou à côté. Donc d'aller au parc Spirou le dimanche. Et donc ma famille, on se rejoignait à 18h le samedi pour passer la soirée ensemble et aller au parc Spirou le lendemain. Et voilà, ça a laissé 32 heures, si je ne dis pas de bêtises, de course. Et moi, je pensais... Ma plus grosse marque avant ça, c'était L'UT4M. Et j'avais fait 130 kilomètres. Donc je m'étais dit, si je fais 100 miles, 160, déjà, c'est beau. Puis après, je regarderai un petit peu les autres, comment ça fonctionne. Et au final, je suis allé au bout de ces 32 heures. Et après, je devais partir. Donc je suis resté un petit peu sur un goût d'inachevé. J'étais DNF, mais DNF... pas parce que je n'en pouvais plus, juste parce que j'avais prévu autre chose. Et donc, oui, ma première vacances, en fait, elle s'est terminée comme ça, parce que je suis parti à l'apéro, avec la famille, et en prévision d'aller au parc Spirou le lendemain. Donc, oui, ça m'a laissé un gros goût d'inachevé. Donc, forcément, il fallait que j'y retourne pour voir jusqu'où je pouvais aller, au moins une deuxième fois.

Maéva Bonfils

C'est pas mal comme esquisse de fin. Mais tu penses que tu aurais pu aller plus loin que ces 32 heures de course, du coup ? Sur ta première backyard ?

Xuâne Nguyen

Plus, c'est sûr que oui. Après, combien de plus ? Là, je ne sais pas dire. Ce qui est sûr, c'est qu'on était plus qu'une dizaine sur un peu plus de 120 au départ. Et les 10 qui restaient, c'était des habitués de la backyard, mis à part moi, qui était, je dirais, un peu l'inconnu, entre guillemets. Et ouais, c'était soit des... D'ailleurs, le record de France a été battu ce jour-là, mais c'était soit des personnes qui allaient en équipe de France plus tard ou qui avaient déjà été quasiment pour la plupart. Je faisais partie d'un petit groupe à la fin qui était déjà des personnes rodées à la backyard. Donc c'était plutôt une belle performance, mais qui arrivait, je ne m'attendais pas du tout.

Romain Adam

Et comment tu t'es préparé justement pour cette première épreuve ? Déjà d'un point de vue de l'entraînement, mais aussi au niveau de la gestion de l'alimentation, du sommeil. Comment tu as fait pour cette première ?

Xuâne Nguyen

Alors, cette première, j'ai passé une nuit. Je m'attendais à la passer parce que j'avais prévu de faire 24 heures. Donc, on commençait à 10 heures. On finissait à 10 heures le lendemain. J'avais tout mis dans ma petite glacière. Tout était prêt. J'avais mon transat pour m'allonger. Et j'ai eu la chance de tomber aussi avec l'équipe de Frejus. On était par Barnum. Ils ont arrêté avant moi pour le coup, mais c'est vrai que les heures où ils ont été là, ils m'ont aussi accompagné comme si j'étais de leur équipe. Donc ça, c'était plutôt sympa de leur part. Parce qu'il faut savoir que généralement, on a un assistant sur ce type de course. Mais moi, je ne savais pas quand je suis arrivé. Moi, mon assistant, c'était ma glacière. Et du coup, c'est vrai que l'assistant de l'équipe de Fréjus m'a aussi bien assisté. Et en fait, j'ai tout découvert le jour même. Donc je l'avais préparé comme si j'allais faire 160 km au niveau entraînement, on va dire. En termes d'alimentation, comme pour un ultra, j'avais préparé des gels, des compotes, comme pour faire un ultra. Mais vraiment, comment se déroule une backyard et comment la gérer, je l'ai découvert sur place en regardant un petit peu. Ça m'a aussi servi pour observer un petit peu les meilleurs, entre guillemets, et voir comment ils géraient ce type de course. Alors, je n'avais pas forcément prévu d'en faire une autre, mais du coup, c'est vrai que d'avoir vu tout ça, ça m'a donné envie de mettre en place autre chose. pour en faire une seconde.

Maéva Bonfils

Et du coup, justement, comment t'es passé un petit peu de cette première backcard où tu apprends et ensuite après, tu t'es perfectionné, on va dire un peu, sur le tas ou est-ce que tu justement t'as regardé, t'as pris des conseils, t'as écouté, je ne sais pas, des podcasts ou regardé s'il y avait des coachs spécialisés pour cette discipline-là ? Comment t'as fait pour du coup maintenant atteindre cette fameuse distance que tu as parcourue là sur la dernière ?

Xuâne Nguyen

J'ai beaucoup pris de conseils sur la dernière, c'était la quatrième, donc j'en ai fait deux autres après la première, toujours à Monteuil, j'étais allé qu'à Monteuil avant d'aller à Châtonnet pour faire la Barjot, et on a la chance à Monteuil, c'est une des plus réputées de France, sur les quatre éditions que j'ai fait, deux fois le record de France a été battu, donc il y a un gros plateau et donc souvent les meilleurs et donc on peut effectivement absorbé pas mal de choses donc c'est vrai qu'entre temps j'ai pris un assistant Raph qui a fait les deux dernières backyard avec moi et sur la deuxième que j'avais fait j'avais pas d'assistant mais j'avais un ami qui participait qui normalement avait pas prévu de faire beaucoup de tours ce qui s'est passé malheureusement pour lui et qui m'a assisté après donc voilà j'ai amélioré ça puis voilà il faut tout améliorer que ce soit la nutrition l'entraînement la gestion du sommeil en fait à chaque backyard, j'essaye d'améliorer ce qui n'a pas au moins bien fonctionné sur la backyard précédente. Et jusqu'à maintenant, ça a marché parce que j'ai fait 32 tours, 45 tours, 52 tours et 65 tours. Donc jusqu'à maintenant, à chaque fois, j'ai réussi à améliorer de pas mal de tours à chaque nouvelle backyard.

Romain Adam

Comment tu gères et quels conseils tu peux donner pour la gestion ? Est-ce que c'est mieux de faire 50 minutes de course ? Est-ce que c'est mieux d'être un peu plus lent ? plutôt à 55 et viser une petite récup ou au contraire, est-ce que c'est bien d'aller vite pour avoir une plus longue récup ? C'est quoi ton avis et est-ce que la stratégie évolue au fil de la course ?

Xuâne Nguyen

Je dirais que le curseur est propre à chacun. Il y en a qui aiment bien faire tous les tours rapidement. Après, les plus rapides, il les faut entre 40 et 45 minutes. Pour ceux qui vont loin en tout cas, parce qu'il y en a qui les font 30-35 minutes, mais généralement, ce n'est pas ceux qui vont les plus loin. Et il y en a, il les faut entre 50 et 55 minutes. Donc ça, c'est vraiment propre à chacun. Moi, ma stratégie sur les deux dernières, c'était de commencer vraiment très lentement, c'est-à-dire peu de récup. Quasiment que 5 minutes de récup parce que je n'ai pas besoin de sommeil au départ. Courir un petit peu plus vite la nuit, mais plus vite pour moi, c'est 48 minutes à peu près. Et dans la journée, des jours entre 50 et 55 minutes selon les besoins. Parce que bon, des fois, il faut aller aux toilettes, des fois, il n'y a pas besoin. un peu de massage, le repos, enfin voilà selon ce que je me dis entre deux tours je vais plus ou moins vite mais voilà moi c'est entre 48 et 52 minutes le bon créneau pour moi, après je sais qu'il y en a que parmi les meilleurs qui font quasiment tous leurs tours entre 50 et 55 minutes et d'autres c'est plus entre 40 et 45 mais là c'est vraiment propre à chacun ma particularité c'est que je m'endors facilement, c'est à dire que dès que je ferme les yeux je m'endors quasiment Donc en fait, je n'ai pas besoin de beaucoup de temps pour m'endormir, ce qui fait que je peux vraiment gérer sur ces 48-52 minutes. Il y a vraiment beaucoup de paramètres qui comptent, mais c'est vraiment par rapport à la gestion du sommeil qu'il faut savoir quel curseur on met. Parce qu'un oeil, c'est plus difficile pour s'endormir. Courir en 45 minutes, ça leur permet aussi peut-être d'avoir un peu plus de temps, le temps de s'endormir, la gestion du sommeil et des autres choses. C'est propre à chacun. Après, si on prenait une moyenne, je pense qu'entre 45 et 50 minutes, c'est à peu près le bon. le bon timing par tour pour avoir le temps de ce qu'on a à faire entre chaque tour et durer longtemps.

Maéva Bonfils

Et après, en termes de nutrition aussi, comment tu gères ça ? Est-ce que tu es un peu à la sensation ou est-ce que tu as un plan déjà bien défini ? Chaque tour, tu sais ce que tu vas manger, ce que tu vas boire ?

Xuâne Nguyen

Je suis hyper structuré là-dessus. En fait, mon Raphaël, mon bidon, il a une feuille de route. à chaque heure et avec ce que je vais prendre, que ce soit en boisson. En fait, quand j'y arrive, tout est déjà prêt. Donc soit je prends sur place, ce qui est assez rare, soit du coup j'emmène avec moi et je mange et je bois pendant le tour. Alors après, ce plan évolue au fil des backyards par rapport à mes sensations. Après moi, c'est quasiment que du sucré, ce qui est assez spécifique à moi. Parce que bon, on va te dire 66 heures qu'avec du sucré, on est peu à pouvoir le faire. Mais moi, je carbure à ça. Donc c'est ma particularité, vraiment c'est vraiment que du sucré, plus quelques compléments alimentaires. Après ça je dirais c'est un petit peu comme pour le temps autour, c'est propre à chacun. Donc il faut savoir définir ce qu'on arrive à absorber sur le temps. Pas forcément ce qu'on aime, c'est ce qu'on arrive, pour moi, c'est pas une histoire d'aimer ou pas l'aliment, c'est de pouvoir l'absorber au fil du temps et le digérer. Et ça c'est vraiment propre à chacun, donc ça fait partie de la préparation, il faut essayer. pendant la préparation de différents aliments. Après, on ne saura jamais si ça tiendra 50 ou 60 heures parce qu'on ne peut pas tester sur ce temps-là. Mais voilà, puis après, faire évoluer au fil des backyard. J'ai mis ça en place à l'avant-dernière et là, j'avais vraiment mis trop de sucré pour le coup, même si ce n'est pas ce qui m'a fait arrêter. Enfin, en tout cas, trop de sucré, mais trop en quantité. Donc là, j'avais ajusté sur la deuxième et là, on était plutôt pas mal en termes de nutrition.

Romain Adam

sur la dernière oui parce qu'à priori sur ces efforts là tu consommes quand même pas mal de lipides et pas que des glucides contrairement à un effort très intense tu pourrais avoir peut-être plus de salé en l'occurrence ça fonctionne bien mais peut-être pour des gens qui nous écoutent c'est

Xuâne Nguyen

de pouvoir varier l'apport salé et sucré je pense que c'est quand même assez important il faut varier alors après pour les gens qui fonctionnent beaucoup au sucré comme moi je prends quand même du coup des pastilles de sel même si voilà toutes les deux heures à peu près, pour compenser le fait que je mange pas de salé. Mais oui, c'est pareil, sur du long, il faut penser aux protéines aussi, ce qui n'est pas forcément vrai sur un format marathon qui est un peu plus courant ou des choses comme ça. Là, si on ne recherche pas en protéines, c'est pareil, on ne va pas tenir très longtemps. Il y a pas mal de choses à penser, c'est vraiment un format spécifique. Mais voilà, pour moi ce qui est important, c'est de planifier toutes les heures, comme ça l'assistant a le temps de préparer pendant l'heure. Tout est prêt quand j'arrive. Si c'est un gel, le gel est prêt. La boisson est prête. Donc, on fonctionne avec plusieurs gourdes. On peut optimiser le temps de repos du fait que tout soit déjà préparé.

Romain Adam

Et en termes d'entraînement, comment tu te prépares pour une backyard ?

Xuâne Nguyen

Alors, l'entraînement... J'ai toujours fait toutes mes prépa depuis 4 ans à peu près avec Runmotion Coach. Donc c'est vrai que quand je me suis lancé sur une backcard, je me suis dit comment je vais faire. Parce que le programme de backcard, c'est un peu spécifique. Le but, c'est de ne pas se donner d'objectifs kilométriques. Sauf que dans l'application, il faut en entraîner un. Donc voilà, pour la première, j'avais mis 160 parce que je m'étais dit je vais faire 24 heures. Après, donc ça, j'ai amélioré aussi, je dirais, entre guillemets, le conseil que je donnerais pour une préparation. Moi, j'utilise l'appli, c'est que je mets grosso modo mon objectif plus 25%. Donc là, j'avais prévu 400, donc j'ai planifié 500 sur l'appli.

Romain Adam

D'ailleurs, tu peux renseigner un objectif justement Backyard ou Infinity Loop. Donc ça, tu peux le faire maintenant dans l'application depuis quelques semaines. Ah,

Xuâne Nguyen

tu vois, je ne suis pas très attentif, du coup, je n'ai pas... J'avais déjà dû programmer ma backcard avant du coup, parce que c'était au mois de janvier, donc je ne sais pas si c'était le cas. Non,

Romain Adam

ce n'était pas le cas.

Xuâne Nguyen

Bon, pour la prochaine, je vais essayer. Mais du coup, je fonctionnais comme ça, mais bon, on va essayer. Alors, ce qui est bien, c'est que c'est vrai. Du coup,

Romain Adam

pas mal de sorties longues et de renforcement musculaire, j'imagine, pour...

Xuâne Nguyen

Ouais, ouais, ouais. Oui, je dirais au minimum selon son objectif, mais au minimum, je pense qu'il faut trois sorties. Souvent, ce que programme l'application, c'est qu'il y a un fractionné long qui tombe en semaine, et effectivement, une sortie endurance le samedi et une sortie longue le dimanche. Et au moins, une renfou. Moi, j'ai fonctionné plutôt avec… J'étais à une journée de repos seulement la semaine. Et je faisais trois séances de renfou par semaine. Voilà à peu près ce que ça donnait. Mais juste pour revenir sur le fait que maintenant il y a le format Backyard sur l'appli, ce que je dis souvent aussi, ce qui est bien avec l'appli RunMotion, c'est qu'elle s'adapte à chacun et elle évolue aussi avec nous. Et voilà, tu vois, je l'apprends parce que j'avais pas encore vu, mais j'ai bientôt programmé mon prochain objectif Backyard. On va pouvoir essayer ça et ça c'est vraiment cool.

Maéva Bonfils

Bah top, tu nous diras alors ce que tu en penses. Et du coup, tu nous disais, tu majorais un petit peu au niveau de la distance. Est-ce que tu fais pareil pour le dénivelé ? Ou alors, est-ce que tu comptes le dénivelé par boucle ? Je ne sais pas s'il est déjà défini, mais tu multiplies par le nombre de boucles à peu près ?

Xuâne Nguyen

Exactement ça. En fait, 400 plus 25%, ça faisait 500. 500, j'ai divisé par 6,7 pour voir combien ça faisait de tours. Le dénivelé par tour, c'était 40, donc j'ai fait...

Maéva Bonfils

Ok.

Xuâne Nguyen

le nombre que j'avais trouvé fois 40, et ça me donnait le dénivelé à entrer dans l'application.

Maéva Bonfils

Et donc, imaginons, on a un auditeur qui se dit, tiens, ça a l'air d'être super sympa ce format, je veux me lancer. Quel conseil tu donnerais pour quelqu'un qui veut préparer sa première backyard, et en tout cas qui veut se lancer sur sa première backyard ?

Xuâne Nguyen

Alors, déjà, la base de la backyard, c'est de, entre guillemets, de ne pas se donner d'objectif, même si on en a toujours en tête. Ça, ça m'envait. Ne pas faire comme par la backyard, se dire je pars au bout de tant de temps. Se laisser le temps d'aller le plus loin possible. C'est tellement spécifique comme format que même si on n'a fait qu'un marathon au maximum dans sa vie, il n'est pas impossible qu'on fasse 100 ou 120 kilomètres sur une backyard. Parce que c'est vraiment spécifique. Donc le premier conseil que je donnerais, c'est ne pas se fixer d'objectif et se laisser... La première, un peu comme toutes les courses, on découvre le format. Se dire je ne me fixe pas d'objectif, je viens. Après, il faut bien le préparer. Quand même se fixer un objectif, mais qu'on considère comme une étape. L'objectif minimum, c'est de faire 100 kilomètres. Mais ça reste une étape le jour J pour espérer encore aller plus loin.

Romain Adam

Et puis ne serait-ce qu'en termes de nutrition ou même pour ton assistance, c'est sûr que si tu ne sais pas combien de temps tu vas mettre, les gens ont besoin de s'organiser aussi. Oui, par exemple, pour la dernière,

Xuâne Nguyen

j'avais prévu sur 80 jours la nutrition. Ah oui,

Maéva Bonfils

ok.

Xuâne Nguyen

J'en ai fait sur 86, donc il y avait encore 14 de marche. Si j'étais arrivé à 80, j'aurais pioché dans les ravitaillements de l'organisation. Mais oui, il faut prévoir à large aussi, effectivement.

Romain Adam

Et pour toi, l'assistance, est-ce que c'est obligatoire ? Parce que tu as dit la première, du coup, tu n'as pas eu d'assistance. Maintenant, tu as Raphaël qui t'accompagne. Est-ce que pour toi, c'est un facteur clé de réussite ? Est-ce que c'est obligatoire, soit de backhand, d'avoir un assistant ?

Xuâne Nguyen

Oui, si on veut aller loin, il n'y a pas le choix, il faut un assistant. Déjà pour le gain de temps entre deux tours, parce que c'est lui qui prépare tout ce qui a été prévu. Et pareil, au bout d'un certain temps... Alors ça c'est propre à chacun, mais on commence à manquer de lucidité. Et il faut que l'assistant soit là aussi pour remettre dans les clous. Et en termes de motivation, c'est aussi hyper important. Parce qu'on a des hauts et des bas en fait. Sur un laps de temps comme ça, 66 heures, il y a des moments où on peut être moins bien physiquement, moins bien mentalement. Et voilà, je dirais, Raph Combinum, lui il est là aussi pour me remettre dans le droit chemin. À tous ces niveaux-là, parfois c'est pareil, on ne peut pas prendre le ravitaillement. On dit, non, non, ce jour-là, je n'ai pas envie. Sauf qu'au départ, on sait que c'est important. Après, des fois, on ne veut plus. Et lui, il est là aussi pour dire non, tu le prends, tu mangeras en route, mais prends-le quand même. C'est presque un coach. De toute façon, je ne l'appelle pas assistant. Pour moi, c'est mon binôme. On est une équipe un peu comme un copilote en rallye. Il n'y a pas le coureur et l'assistant. On est une équipe à deux et on réussit à deux. Il fait entièrement partie de la réussite, l'assistant. Donc oui, il en faut un. J'ai eu la chance à ma première backyard, comme je disais, d'être avec une autre équipe. Et dont l'assistant a fait le taf aussi un petit peu pour moi et je me suis là rendu compte effectivement que c'était important. Bon voilà, il n'y avait pas de feuille de route et tout ça mais voilà il me demandait le tour d'avant si je voulais quelque chose pour le tour d'après. Et si on veut aller loin il faut un assistant mais je dirais même qui que ce soit. Même si c'est la famille ou avoir quelqu'un avec soi pendant la course même dès les premiers tours. que ce soit psychologiquement, mais aussi au niveau de l'organisation, c'est important d'avoir quelqu'un avec soi pendant la backyard.

Maéva Bonfils

Et après, en termes de matériel aussi, comment tu t'es préparée ? Parce que souvent, sur les ultras, on voit que... Je ne sais pas si les coureurs professionnels élites, ils changent de chaussures, mais on voit des fois, si tu as les pieds mouillés, tu changes de chaussures, tu changes de t-shirt. Est-ce que tu avais prévu ça aussi ? une liste de matériel en particulier, comme pour tes ravitaux, un tour, enfin pas un tour en matériel, mais au bout de tant de tours, tu changeais de matériel ?

Xuâne Nguyen

Oui, alors tu t'es préparé aussi, en plus, je dirais, on passe plusieurs jours, jour, nuit, que ce soit à monter ou à chatonner, les nuits, elles peuvent être très fraîches, on est quand même dans un climat un peu montagneux, et donc, obligatoirement, on va se couvrir, se découvrir. Après pour la tenue principale c'est propre à chacun, pareil pour les chaussures. Donc effectivement comme en ultra, il y en a qui vont changer de paire de chaussures tous les 10 tours, tous les 5 tours ils vont changer beaucoup de t-shirts parce qu'il y a aussi la sudation. Alors moi j'ai une particularité aussi, c'est que je ne change plus de tenue en fait. J'ai quasiment la même tenue et les mêmes chaussures du début à la fin, quasi. Alors après je me couvre où je me découvre, mais je ne ressens pas le besoin forcément de me changer, je suis quelqu'un en plus qui suit peu, je suis fait comme ça je dirais en tout cas. Mais après voilà, on est tous différents, il y en a qui changent beaucoup de chaussures, beaucoup de tenues. Mais on voit ça aussi dans les ultras, il y en a beaucoup qui se brossent les dents parfois pendant la course. Moi je fais plus des bains de bouche, c'est plus mon truc. Mais non, tout est préparé aussi. Alors après, j'ai plusieurs tenues, j'ai plusieurs choses prévues, mais j'utilise peu moi au final. Je me couvre et je me découvre selon les températures. J'utilise peu de tenues, mais il y en a qui changent beaucoup. Donc tout ça c'est effectivement. Pareil, si on veut aller loin, il ne faut rien négliger. Tout doit être préparé à l'avance. Je mets tout dans des casiers. Raphaël a juste à taper dans le casier t-shirt s'il faut un t-shirt, casier chaussettes s'il faut des chaussettes. Pareil, tout est optimisé dans l'espace. En général, on a 3 mètres carrés pour s'organiser. Ça fait partie aussi de l'organisation, le matériel. Et deux paires de chaussures, au moins une traille. une route selon la course. Mais c'est vrai que souvent, il y a des parties qui sont soit de l'herbe ou soit du sable. Et s'il pleut, ça peut devenir un peu boueux. Donc mieux vaut passer en trail que de rester en route. Donc voilà, je n'ai jamais utilisé les trails jusque là parce que par chance, il n'y a jamais eu de mauvais temps. Mais voilà, effectivement, il faut prévoir tout ça. C'est des choses à préparer aussi.

Romain Adam

Ok, super.

Maéva Bonfils

Est-ce que tu as d'autres questions ?

Romain Adam

J'avais une question plutôt par rapport à toi sur c'est quoi ton rêve, où tu as le limite, c'est quoi, combien tu peux faire à ton avis au maximum ? Donc là aujourd'hui tu as 66 tours, 66 heures, c'est quoi ton avis ?

Xuâne Nguyen

Franchement j'en ai un... Mon rêve quand j'ai commencé le course à pied c'était de faire un marathon en moins de 4 heures. Bon je l'ai fait il y a très longtemps maintenant, j'ai fait moins de 3 heures il y a... Il n'y a pas très longtemps à Paris avec Run Motion Coach, il y a trois ans. Mais mon rêve, c'était ça. Depuis, c'est presque que du bonus. Moi, ce que je veux, c'est découvrir des nouvelles choses et performer dans chaque chose que je fais. Alors là, en backyard, déjà faire 66 tours. Quand j'ai fait ma première backyard il y a deux ans et demi, c'était le record de France à l'époque, je crois, 66 tours, il y a deux ans et demi. Après, ça a évolué beaucoup. Aujourd'hui, je crois qu'on est à 105 tours pour le record de France. 115 ou 116 tours pour le record du monde. J'ai pas vraiment de rêve, après c'est vrai que la barre mythique des 100 tours, si un jour je peux y arriver, alors aujourd'hui je suis encore très loin, j'ai même pas la prétention de pouvoir y arriver, mais j'ai voulu tellement vite, voilà en deux ans et demi je suis passé de 32 tours à 66 tours, pourquoi pas, on va dire si j'y ai arrivé je serais content, c'est pas forcément un rêve, mais c'est une barre mythique à atteindre. Après quand on commence je pense que la barre que tout le monde aimerait bien atteindre c'est les 24 heures. Et c'est 100 miles, donc c'est déjà pas mal, c'est ce que je voulais atteindre à ma première backyard. Donc non, j'ai pas de limite. Moi ce que j'aime bien c'est faire toujours mieux à chaque fois. Donc voilà, la prochaine, j'espère faire plus de 66 jours. Donc voilà, le prochain objectif, c'est ça, c'est de encore faire mieux que la première fois, d'améliorer certaines choses et de faire mieux.

Romain Adam

Et toujours sur le format à backyard, pas de format, comme par exemple le tord des géants ou des courses vraiment extrêmes, on va dire, dans la longueur. Ça ne t'intéresse plus maintenant que tu es passé sur le format à backyard ?

Xuâne Nguyen

Non, alors il faut savoir que moi je cours beaucoup autour de chez moi, je fais beaucoup de courses essentiellement autour de chez moi, et non, par exemple beaucoup de monde n'a rien à faire à la Diagonale des Fous, UTMB ou des choses comme ça, moi c'est jamais quelque chose, c'est pas des choses qui me pourront, alors c'est moi, c'est propre à moi, et j'ai rien contre les gens pour qu'ils se le rêvent, chacun a ses propres rêves, non c'est pas forcément un objectif aujourd'hui, après je connais bien ces formes là, j'ai déjà vu. Pourquoi pas un jour. Aujourd'hui, je suis focus assez sur les backyards. Comme toujours, à côté de ça, je fais les courses locales. On s'est vu avec Romain il n'y a pas très longtemps sur le THP qui est à côté de chez moi. Ce week-end, je vais faire le semi de Valençol. Toutes ces courses-là, c'est autour de chez moi. Ce n'est que du plaisir. Dans le but de préparer en ce moment les prochaines backyards. Une fois que j'aurai fait tout ce que j'avais à faire en backyard, j'aurai envie de faire peut-être autre chose. Ce ne sera peut-être même pas forcément de la course à pied. Avant de courir, je faisais de la musique. Je faisais essentiellement de la batterie. Peut-être que j'aurai envie de faire de la batterie. Je ne sais pas du tout. Mais voilà. Aujourd'hui, c'est le backyard. Et demain, je ne sais pas répondre à cette question. Je ne sais pas ce qui me fera avancer plus tard.

Maéva Bonfils

En tout cas, on te souhaite le meilleur parce qu'a priori, tu devrais être sélectionné pour les championnats du monde. avec l'équipe de France, je crois que vous serez 15 personnes, donc c'est chemin du monde par équipe. Les 15 personnes, le classement compte de chacun, donc on espère que tu iras le plus loin possible et que vous pourrez monter sur le podium avec l'équipe de France.

Xuâne Nguyen

C'est aujourd'hui, effectivement, je suis sur la liste en tout cas des 15. Ça se clôture au 15 août, il reste quelques backyards d'ici là, donc on va patienter, voir après ces backyards si j'y suis toujours. Il y a de bonnes chances entre nous. normalement que j'y sois aujourd'hui je suis dans la liste et j'espère qu'il sera encore le 15 août dans tous les cas je ferai une backyard au mois d'octobre soit ce sera effectivement les championnats du monde qui auront lieu en Normandie ou sinon il y a Monteu qui est la backyard de famille je pourrais presque appeler ça ou j'irai avec plaisir pour battre de nouveaux mots records et peut-être pour gagner ce qui ne m'est encore jamais arrivé à la backyard il y en a toujours un qui arrive à finir devant moi donc mon... pour être le finisher du coup peut-être que cette fois je serai le finisher on verra mais en tout cas j'attaquerai le mois d'octobre avec beaucoup d'ambition ou que ce soit et bien on suivra ça et puis nos auditeurs pourront te suivre aussi sur les réseaux de Run Motion Coach on ne manquera pas d'en parler oui merci

Romain Adam

beaucoup Xuâne pour ta présence et puis voilà on espère avoir des très bonnes nouvelles au 15 août Merci à tous de nous avoir écoutés et d'avoir écouté cet épisode de BPM. On espère que ça vous aura plu.

Maéva Bonfils

N'hésitez pas à nous dire en commentaire s'il y a une backcard qui vous fait de l'œil ou si vous avez des questions à poser à Xuâne. Et puis du coup, nous on se dit à la semaine prochaine pour un nouvel épisode de BPM. Merci d'avoir écouté cet épisode de BPM. Surtout, si ça t'a plu, n'hésite pas à nous laisser ton avis sur ta plateforme d'écoute préférée, à commenter les épisodes, ça nous aide beaucoup à progresser. Merci.

La Backyard Ultra est l’un des formats les plus atypiques et les plus exigeants du monde de l’ultra-endurance et de la course à pied. Pas de distance définie, pas de ligne d’arrivée : les coureurs enchaînent une boucle de 6,706 km toutes les heures jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un.

Dans cet épisode, Maéva et Romain reçoivent Xuâne Nguyen, récent 2ᵉ de la Backyard Ultra des Barjots avec 66 tours réalisés, soit 66 heures d’effort, 443 km parcourus et plus de 3 500 m de dénivelé positif.

Une performance qui devrait lui permettre de décrocher sa sélection en équipe de France pour les Championnats du Monde de Backyard Ultra.


📋 Au programme de cet épisode :

  • Comment fonctionne une Backyard Ultra

  • Pourquoi ce format est autant un défi mental que physique

  • Comment gérer l’alimentation, le sommeil et la récupération sur plusieurs jours

  • L’entraînement spécifique pour performer sur une Backyard

  • Le rôle de la stratégie et de la gestion de l’effort

  • Comment Xuâne a préparé son objectif avec RunMotion Coach

  • Les erreurs les plus fréquentes pour une première Backyard

  • Les conseils de Xuâne pour découvrir ce format unique


Un épisode passionnant pour comprendre les coulisses d’une discipline où la victoire ne revient pas forcément au plus rapide, mais à celui qui sait durer plus longtemps que tous les autres.


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