
Nutrition marathon : glucides, gels et hydratation expliqués
Nutrition marathon : glucides, gels et hydratation expliqués
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Ăa, c'est la vraie cause des crampes sur marathon, ce qui serait diffĂ©rent sur des ultra-trails, oĂč lĂ , si tu n'as pas d'apport d'Ă©lectrolyte, pour le coup, ça peut ĂȘtre une vraie cause de crampes.
Maéva
Sur marathon, on parle beaucoup d'entraĂźnement, d'allure cible, de prĂ©paration mentale, mais on oublie que la nutrition, ça peut ĂȘtre un facteur clĂ© le jour J. Est-ce que je vais avoir assez d'Ă©nergie pour aller jusqu'au bout ? Est-ce que je vais rencontrer le fameux mur du marathon ? On entend aussi parler beaucoup de consommation par heure, c'est-Ă -dire 60, 80, 90, voire 100 grammes de glucides par heure. Mais si on a bien fait sa recherche glucidique, est-ce que c'est vraiment nĂ©cessaire ? Bienvenue dans ce nouvel Ă©pisode de BPM. Et aujourd'hui, on va aborder le stock de glycogĂšne au dĂ©part, la vraie dĂ©pense rĂ©elle Ă allure marathon et la stratĂ©gie nutritionnelle Ă adapter pour ĂȘtre au top le jour J. Et qui mieux que Romain Adam pour en parler aujourd'hui ? 11 fois marathonien avec un record personnel de 2h32 sur la discipline. Comment ça va Romain ?
Romain
Oui, trĂšs bien. Je suis trĂšs content de parler de ce sujet-lĂ , parce que c'est vrai que sur la nutrition, on entend beaucoup de choses. Il y a une tendance aussi pas mal Ă l'inflation sur effectivement le nombre de glucides par ordre d'effort. Et donc, trĂšs heureux d'en parler aujourd'hui avec vous pour vous aider dans votre prochain marathon.
Maéva
Et pouvoir apporter de son expérience personnelle sur cette partie-là . Pour débuter, si j'ai bien fait ma recherche glucidique au départ, Avec quel... Quantité de glucides, je pars dÚs le début.
Romain
Une bonne recharge glucidique, c'est le fait de bien manger des pĂątes, du riz, tout ce qui est glucide dans les trois jours avant la course. Ăa peut aussi mĂȘme ĂȘtre de la maltose d'extrĂȘme pour ceux qui le souhaitent. Il y a un stock initial quand on prend un dĂ©part d'un marathon qui de toute façon ne pourra pas ĂȘtre au-delĂ parce que le corps simplement ne peut pas stocker plus de glucides. C'est en gros 400 Ă 500 grammes de glycogĂšne sur la partie musculaire et environ 80 grammes. de glycogĂšne hĂ©patique, donc la partie du foie. Pour faire simple, on a entre 500 et 600 grammes de glycogĂšne au dĂ©part d'une course. Si tout se passe bien, si on a bien fait la recherche glucidique, et donc ce n'est pas la peine de manger 3 Ă 4 assais de pĂątes la veille de la course, de toute façon on ne peut pas aller au-delĂ . Donc Ă partir du moment oĂč on a ce stock qui est plein, simplement en ayant mangĂ© suffisamment de glucides, mais sans trop en manger non plus, tu as fait le nĂ©cessaire pour bien partir avec un stock suffisant au dĂ©part de la course.
Maéva
Donc on sait le maximum et le minimum à partir duquel le corps ne pourra plus fonctionner, c'est quelle quantité ?
Romain
DĂ©jĂ , on ne peut pas ĂȘtre Ă zĂ©ro, parce que si on est Ă zĂ©ro, on n'a plus du tout d'Ă©nergie, les fonctions vitales arrĂȘtent de fonctionner. Donc on estime, et ça peut dĂ©pendre Ă©ventuellement en fonction de certaines Ă©tudes scientifiques, mais on peut considĂ©rer qu'il ne faudrait pas descendre beaucoup en dessous de 150 grammes de glycogĂšne. Donc ça veut dire que ça nous fait quand mĂȘme un certain delta. Si on prend 500, moins 150, il y a au moins 350 grammes de glycogĂšne qu'on pourrait consommer pendant son effort sportif. Donc si on prend cet exemple-lĂ , on va regarder si on a vraiment besoin ou pas de s'alimenter.
Maéva
Super. On va partir sur une allure marathon assez soutenue. Combien de glycogÚne je vais dépenser sur marathon pour cette vente ?
Romain
Donc dĂ©jĂ , on peut regarder en fonction de l'allure des personnes et en fonction du temps que tu vas faire. En gĂ©nĂ©ral, on va considĂ©rer, on va prendre deux exemples, celui Ă 3h, celui Ă 5h sur marathon. Tout simplement parce que celui Ă 3h d'effort, il a une intensitĂ© qui est plus Ă©levĂ©e, pas seulement en termes de vitesse et en fonction des capacitĂ©s de chacun, mais c'est plus facile et c'est plus acceptable de courir une intensitĂ© donnĂ©e pendant 3h que sur 5h. Donc c'est pour ça qu'en gĂ©nĂ©ral, les coureurs en 3h peuvent atteindre 75. Ă 80% de VMA, donc une intensitĂ© un peu plus Ă©levĂ©e. Et donc lĂ , quand on est sous une intensitĂ© qui est Ă©levĂ©e, on consomme avant tout des glucides et un peu moins de lipides. Et donc, on peut considĂ©rer que pour des personnes, on va aussi simplifier parce qu'il y a aussi la notion du poids qui peut rentrer en ligne de compte, mais on peut considĂ©rer que tu vas consommer 120 grammes de glucides par heure d'effort. Et donc lĂ , on pourrait considĂ©rer que sur 3 heures, si on fait 3 fois 120, on est Ă 360. On pourrait presque considĂ©rer... qu'on n'a pas besoin de s'alimenter sur un marathon. Alors, ce n'est pas complĂštement vrai parce qu'en fait, on va dire que plus tu vas descendre, le corps va avoir des signaux d'alerte et donc il ne va pas attendre que tu sois Ă ses 150 grammes de glucides pour diminuer l'allure. Et donc lĂ , on va quand mĂȘme essayer le plus possible de retarder cette consommation du glycogĂšne.
Maéva
Donc, le fameux mur du marathon, c'est un peu... avant d'atteindre le seuil critique, ton corps qui te dit on va ralentir l'allure pour pas que tu sois dans des stocks trop importants. Oui,
Romain
exactement. Et c'est pour ça qu'en général, c'est autour du 30e, 30-35 km qu'on rencontre ce mur du marathon. Mais en réalité, on serait capable de continuer. C'est juste qu'entre guillemets, le cerveau dit en fait non, là , je commence à me mettre en danger. Et donc, plutÎt que de me mettre véritablement en danger, il y a un certain seuil de tolérance au-delà de la douleur. C'est aussi au niveau du cerveau. On peut aussi l'entraßner d'une certaine maniÚre grùce à l'entraßnement. En tout cas, c'est parce qu'on a atteint... une limite qui diminue au fur et à mesure, en particulier pour tes apports énergétiques, que le mur arrive.
Maéva
Ok. Et donc là , dans ce cas-là , on a dit qu'on pourrait ne pas manger. Mais si, par exemple, j'apporte 60 grammes de glucides par heure, donc de gel par heure, comment ça se passe ? Est-ce que c'est ok ?
Romain
Donc, on va considĂ©rer ce qui n'est pas exactement le cas, mais on va considĂ©rer que ces 60 grammes sont pleinement assimilĂ©s par le corps. C'est vrai que si on reprend cet exemple, 120 grammes... Moins 60 d'apport, ça veut dire qu'on a un dĂ©ficit de 60 grammes de glucose ou de glycogĂšne par heure d'effort. Et donc lĂ , si on reprend cet exemple-lĂ sur trois heures, on ne dĂ©penserait que 180 grammes. Et donc lĂ , Ă mon sens, c'est dĂ©jĂ acceptable. Et on arrive sans perte d'Ă©nergie et sans perte d'intensitĂ©, on arrive jusqu'au bout de son marathon, sans forcĂ©ment chercher Ă absolument compenser exactement la... la perte, parce que le but c'est pas d'arriver, de retourner au dĂ©part avec tes 500 ou 500 grammes de glycogĂšne au dĂ©part, c'est pas utile et on n'a pas besoin d'ĂȘtre autant en forme Ă l'arrivĂ©e qu'au dĂ©part, en particulier sur des distances comme un marathon donc 60 grammes, c'est une hypothĂšse qui est dĂ©jĂ conservatrice on n'a pas besoin de plus, le risque d'aller au-delĂ , c'est on voit bien, on prend l'exemple de De Geel par ordre d'effort C'est deux, mais c'est toutes les 30 minutes. Et si tu voulais prendre plus de gel, ce serait toutes les 20 minutes. Et si tu as mĂȘme au-delĂ des 100 grammes, ce serait toutes les 10 ou 15 minutes. Et on voit bien que d'un point de vue nutritif, au niveau digestif, ce n'est pas possible.
Maéva
Et du coup, sur 5 heures d'effort, lĂ , on est sur un effort qui est un peu moins intense. Combien de glycogĂšne je consomme par... Heure d'effort Ă peu prĂšs.
Romain
Oui, donc lĂ , vu que tu es sur une intensitĂ© qui est un peu moins Ă©levĂ©e, entre 60-70% de VMA, on va dire en gĂ©nĂ©ral, en fait, tu vas avoir la filiĂšre lipidique qui va ĂȘtre un peu supĂ©rieure, donc tu vas consommer un peu moins de glucides. Et donc lĂ , entre 80 et 100 grammes de glucides ou de glycogĂšne par heure d'effort sont consommĂ©s. Et donc lĂ , si on reprend le mĂȘme exemple des 60 grammes d'apport. on a un dĂ©ficit qui va ĂȘtre un peu moindre, entre 20 et 40 grammes par heure d'effort. Et donc lĂ , de la mĂȘme maniĂšre, si on fait x5, on dĂ©pense Ă©videmment, on va dire 200 grammes de glycogĂšne sur ce marathon. Et donc lĂ , on voit encore que ça fonctionne. On n'a pas forcĂ©ment besoin d'aller au-delĂ , parce qu'au-delĂ , les risques sont supĂ©rieurs Ă mon avis aux bĂ©nĂ©fices et aux gains espĂ©rĂ©s en termes de performance.
Maéva
Donc concrÚtement, c'est... Et quoi une bonne stratégie de nutrition sur marathon ?
Romain
Sur marathon, gĂ©nĂ©ralement, on prend dĂ©jĂ soit une purĂ©e, soit un gel juste avant le dĂ©part. Comme ça, ça permet de rehausser un petit peu le stock glucidique. Parce qu'Ă©videmment, on est parti Ă 500, on va dire. Mais on a dĂ©jĂ un peu stressĂ© avant le dĂ©part. On a peut-ĂȘtre fait un tout petit Ă©chauffement de 10-15 minutes. Et donc, potentiellement, c'est un petit peu baissĂ©. Et donc, si on veut le remonter juste avant le dĂ©part, c'est bien. 10-15 minutes avant, en gĂ©nĂ©ral, je prends plutĂŽt des purĂ©es avec un index glycĂ©mique un peu moins Ă©levĂ© qu'un gel. et aprĂšs tu te nourris normalement Ă partir des premiers 30 minutes c'est bien et donc lĂ on peut considĂ©rer deux gels par ordre d'effort ou pour ceux qui supportent moyennement les gels ça peut ĂȘtre des purĂ©es par exemple au dĂ©but parce que c'est un peu plus digeste et tu as un index glycĂ©mique qui est un peu moins Ă©levĂ© et donc on peut considĂ©rer que c'est une bonne stratĂ©gie de dĂ©marrer avec plutĂŽt des purĂ©es on va dire sur les 5, 10 20 premiers kilomĂštres et de basculer ensuite sur des gels
Maéva
Et donc, je... On a dit qu'on mange toutes les 30 minutes. Est-ce que la purĂ©e, le gel, tout ça, c'est un par Ă chaque fois ou ça peut ĂȘtre juste une petite bouchĂ©e et je repars ? C'est vraiment le gel complet Ă chaque fois ?
Romain
Ăa dĂ©pend de la quantitĂ©. Il y a des gels qui sont vraiment trĂšs gros. Dans ce cas-lĂ , tu ne peux pas les manger dans la totalitĂ©. En gĂ©nĂ©ral, moi, comment je fais ? En gĂ©nĂ©ral, c'est tout ce qui peut ĂȘtre en 3-4 gorgĂ©es, je le prends. Donc, si le gel est assimilable en 3-4 gorgĂ©es, je prends la totalitĂ© du gel. Et si c'est au-delĂ , je le rĂ©partis sur deux ravitaillements pour Ă©viter d'avoir trop d'un coup. Et puis, ce qu'on peut considĂ©rer, c'est bien quand mĂȘme de boire juste aprĂšs pour mieux digĂ©rer. Donc, c'est mieux de prendre le gel juste avant la course. Enfin, juste avant, pardon. C'est mieux de prendre le gel juste avant le ravitaillement ou Ă©ventuellement au mĂȘme moment que le ravitaillement. Mais pas entre deux. Et c'est mieux de ne pas boire, puis aprĂšs prendre le gel, mais plutĂŽt faire l'inverse.
Maéva
Et justement, en termes d'hydratation ? Qu'est-ce que tu conseilles ?
Romain
Hydratation, ça dĂ©pend aussi de la configuration. Pour beaucoup de marathons, c'est tous les 5 km. Donc il faut, pour moi, ne jamais sauter un seul ravitaillement. MĂȘme le premier, il faut s'hydrater. C'est prendre 2-3 gorgĂ©es. Et puis mĂȘme des marathons, c'est tous les 3 km. Et donc lĂ , Ă©videmment, quand tu cours en 5 heures ou en 3 heures, tu n'as pas la mĂȘme durĂ©e entre deux ravitaillements. Mais dans tous les cas, il faut s'hydrater sur chaque ravitaillement. Et plutĂŽt privilĂ©gier d'avoir 2-3 gorgĂ©es rĂ©guliĂšres plutĂŽt que des grandes quantitĂ©s d'eau d'un coup. Et puis aprĂšs, peut-ĂȘtre que tu peux avoir aussi des flasques. Dans ce cas-lĂ , les flasques, ça permet aussi d'avoir un apport qui est plus rĂ©gulier. Et je ne recommanderais pas forcĂ©ment la boisson d'effort sur un marathon, parce que si on veut une bonne digestion, c'est bien d'avoir de l'eau pour faire passer les gels. Et donc, si on n'a que des apports sucrĂ©s, Ă un moment donnĂ©, on peut avoir une certaine saturation. Et en particulier, si par exemple, tu es sur un ravitaillement oĂč tu es avec des gobelets ou des bouteilles et que tu n'as pas ta propre flasque. Ce n'est pas grave si tu n'as pas de boisson d'effort Ă ce moment-lĂ .
Maéva
Et la partie électrolyte, c'est possible ou c'est de déconseiller ?
Romain
C'est possible, ça ne fera pas forcĂ©ment de mal, mais on n'a pas non plus de... Sauf peut-ĂȘtre pour des marathons oĂč il ferait vraiment trĂšs chaud, peut-ĂȘtre qu'on peut le conseiller. Mais sur un marathon en 3 ou mĂȘme 4, voire 5 heures, ça ne va pas forcĂ©ment beaucoup jouer, ce n'est pas forcĂ©ment ça qui va t'amener des crampes. Si tu as des crampes, ce sera plus des faiblesses musculaires parce que tu vas... Peut-ĂȘtre avoir ratĂ© la prĂ©paration physique ou que tu n'auras pas fait de renfaux du tout. Ăa, c'est la vraie cause des crampes sur marathon, ce qui serait diffĂ©rent sur des ultra-trails oĂč lĂ , si tu n'as pas d'apport d'Ă©lectrolytes, pour le coup, ça peut ĂȘtre une vraie cause de crampes.
Maéva
Et donc, en termes de stratégie nutritionnelle, à partir du semi-marathon, on continue à rester discipliné, c'est ça ?
Romain
Oui, exactement. il faut avoir ces apports en glucides. AprĂšs, la vraie difficultĂ©, c'est si tu as un problĂšme gastrique et que tu n'arrives vraiment plus Ă t'alimenter. LĂ , tu n'as pas trop le choix que de ralentir l'allure finalement et peut-ĂȘtre de t'arrĂȘter sur un ravitaillement aussi. Ăa peut ĂȘtre une stratĂ©gie pour prendre le temps de bien digĂ©rer, de bien consommer, bien digĂ©rer et bien mĂącher les aliments aussi. Alors si c'est un gel, c'est plus facile, mais si par exemple tu t'arrĂȘtes pour manger des bananes ou des... ou des raisins secs, il faut prendre le temps de vraiment bien les mĂącher.
Maéva
Du coup, de l'intĂ©rĂȘt de pouvoir tester la nutrition sur les sorties longues.
Romain
Oui, exactement. Ăa, c'est vraiment indispensable pour ĂȘtre sĂ»r que tu n'auras pas mal au ventre Ă cause d'un gel en particulier. Et la nutrition, c'est quelque chose qui est assez personnel. Donc, Ă©videmment, on teste Ă l'entraĂźnement pour Ă©viter les mauvaises surprises de l'eugĂ©orgie, mais aussi pour habituer le corps Ă ingĂ©rer les glucides et ĂȘtre plus performant dans la... dans l'assimilation de ces glucides. Et donc ça, c'est typiquement le moment de le faire lors des sorties longues, soit en endurance fondamentale, mais encore mieux aussi pendant les sorties Ă l'allure marathon, parce que ce n'est pas tout Ă fait pareil de manger quand on est en endurance fondamentale que quand on est dans une allure qui est plus Ă©levĂ©e.
Maéva
Donc on a dit 50-60 grammes de glucides par heure, c'est suffisant, mais sous certaines conditions. Est-ce que tu peux me rappeler lesquelles ?
Romain
D'avoir bien réalisé sa recharge glucidique au début et d'avoir un apport qui est régulier dÚs le kilomÚtre 5 ou dÚs les premiÚres 30 minutes.
Maéva
Et donc, on gĂšre bien l'allure et aussi l'hydratation.
Romain
Exactement.
Maéva
Est-ce que tu peux, pour terminer, me résumer un petit peu tout ce qu'on s'est dit ? Le stock de départ, les apports et puis la consommation qu'on peut avoir.
Romain
Oui, donc on mange quelque chose juste avant le dĂ©part, qu'on arrive vraiment facilement Ă digĂ©rer. AprĂšs, on prend un gel ou un apport glucidique toutes les 30 minutes. AprĂšs, Ă©videmment, il faut bien boire en mĂȘme temps. Et donc, c'est en fonction de si c'est tous les 3 ou 5 kilomĂštres. Dans tous les cas, il faut boire quelques gorgĂ©es dĂšs le premier ravitaillement.
Maéva
Ok. Donc, ce que vous voulez dire, c'est qu'on part avec un stock à peu prÚs de 500-600 grammes au départ, qu'on va dépenser environ 120 grammes.
Romain
Oui. Ou un peu plus.
Maéva
Ou un peu plus, mais qu'il faut apporter au minimum la moitié pour justement pallier et retarder l'effet du mur. Super. Merci Romain pour cet échange et pour tous tes apports. Si du coup l'épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager, surtout à vos amis qui vont courir un marathon prochainement. N'hésitez pas aussi à nous laisser votre avis sur le podcast et nous on se dit à la semaine prochaine pour un nouvel épisode de BPM.
đââïžÂ Nutrition marathon : combien de glucides faut-il vraiment pour Ă©viter le mur ?
Dans cet épisode de BPM by RunMotion Coach, on démystifie la nutrition sur marathon et les recommandations souvent exagérées autour des glucides.
Faut-il vraiment consommer 60, 80 voire 100 g de glucides par heure d'effort ?
Ou peut-on performer avec une stratégie plus simple et mieux maßtrisée ?
đ Dans cet Ă©pisode, on tâexplique :
combien de glycogÚne tu as réellement au départ aprÚs une recharge
combien de glucides tu consommes Ă Â allure marathon
pourquoi le fameux mur du marathon arrive
combien de glucides consommer par heure (sans surcharger ton estomac)
la stratégie nutrition idéale : timing des gels, hydratation, régularité
pourquoi tester sa nutrition Ă lâentraĂźnement est indispensable
đ Un Ă©pisode concret pour optimiser ta nutrition en running, Ă©viter les erreurs et sĂ©curiser ta fin de marathon.
đ§ Que tu prĂ©pares ton premier marathon ou que tu cherches Ă amĂ©liorer ta performance, cet Ă©pisode tâaide Ă Â mieux gĂ©rer ton Ă©nergie le jour J.
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